Mohssin Gunnouni raconte avoir parfois parcouru Casablanca en voiture sans rendez-vous et sans destination précise. Ces déplacements avaient pourtant un objet : observer les changements d’une ville qu’il envisageait de rejoindre. Pour Cap Territoires, ce passage du récit éclaire le rôle des usages quotidiens dans la perception d’un territoire.

Les signes d’une transformation

D’un voyage à l’autre, il remarque une route, une résidence, des bureaux ou une ligne de tramway. Il cite les transformations d’Anfa et de Casablanca Finance City, ainsi que Bouskoura et Dar Bouazza. Son témoignage décrit ce qui attire son regard, sans fournir de calendrier exhaustif de ces développements.

Il raconte photographier certains immeubles en imaginant leur environnement futur. Cette projection est une attente personnelle. Elle ne démontre ni une prédiction réussie ni une connaissance privilégiée des projets urbains.

Des lieux reliés par les habitants

Avec le temps, son attention se déplace vers les personnes. Où travaillent-elles ? Où vont les enfants à l’école ? Quels trajets faut-il effectuer ? Dans sa lecture, commerces, transports et services ne sont plus de simples éléments de décor.

Il décrit la ville comme un organisme dont les activités se répondent. L’image permet de comprendre son raisonnement : le bâtiment est relié aux déplacements et aux besoins qui l’entourent. Elle ne remplace pas des données de mobilité ou une enquête auprès des habitants.

Un regard personnel, pas un bilan territorial

Ce récit raconte la formation d’un regard entrepreneurial sur Casablanca. Il n’établit pas que Mohssin Gunnouni ait piloté les transformations urbaines citées, ni qu’il en ait mesuré les effets.

Son intérêt tient à la place donnée à l’observation avant l’engagement. La ville est d’abord regardée, parcourue et interrogée. Les projets personnels viendront ensuite, avec leurs propres limites et difficultés.

Le déplacement devient une manière de poser des questions

Dans le récit transmis, Mohssin Gunnouni parle de parcours sans rendez-vous dans Casablanca. Il regarde les commerces, les bâtiments et les transformations, puis cherche à imaginer comment les lieux seront utilisés.

Ce passage éclaire une pratique d’observation personnelle. Il ne fournit pas un relevé de marché : les quartiers cités sont des lieux qu’il raconte parcourir, et non une liste de propriétés ou de projets qui lui seraient attribués.

Source et portée de ce récit

Cet article restitue les éléments du récit personnel de Mohssin Gunnouni transmis à la rédaction, présentés comme vécus lors de leur transmission. Passages utilisés : Casablanca à distance ; Une ville est un organisme. Les souvenirs, scènes et appréciations restent attribués à leur auteur ; aucune vérification indépendante des opérations racontées n’est revendiquée. Les photographies sont des illustrations.